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Littérature
par Patrick Schindler le 30 décembre 2023

Janvier, une nouvelle révolution... terrestre*. Et le rat noir, toujours là.

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Janvier démarrage « en force grecque » avec Rapport au Greco, l’autobiographie de Nikos Kazantzakis. Petit détour en Turquie : Hodan de Dogan Yarici. Direction l’Angleterre du début du XXe siècle pour l’incontournable Augustus Carp de Sir Henry H. Bashford. Quart d’heure russe : Sous l’ère Gorbatchev avec Les rêves de la louve de Tchinguiz Aïtamov. Puis, après la chute du Mur pour Les dernières nouvelles du bourbier de Alexandre Ikonnikov. L’immuable Malvil de Robert Merle. L’Italie d’Elsa Morante et L’île d’Arturo. Apothéose fantasque : Hamlet Mother Fucker de Thomas A Ravier.

« Toute douceur d’amour est détrempée de fiel, d’amer et de mortel venin »
Maurice Scève




Symbole : L’olivier de la paix, (planté en 2020, par une partie de la communauté juive devant les Keramikos d’Athènes, à deux pas de la Synagogue), n’a pas résisté devant l’horreur des temps !... Photo Patrick Schindler, décembre 2023

Nikos Kazantzakis : Rapport au Greco



Dans la préface de Rapport au Greco (éd. Babel, traduction Michel Saunier), Athina Vouyouca nous explique comment aborder l’ultime œuvre posthume de Nikos Kazantzakis. Il commença à la rédiger en 1955, à l’âge de 72 ans tandis qu’il était malade. Ainsi ces pages ne sont pas exemptes de métaphores, images, allégories et symboles tourmentés. Dans son préambule, l’auteur précise qu’il ne s’agit pas d’une autobiographie. Plutôt « une sorte de carnet de route de sa montée spirituelle ». Il ajoute que ce livre est né d’un rêve dans lequel il conversait avec dieu.
Dieu qui se révéla être, en fait, le peintre Le Greco, crétois comme lui. Ce dernier lui délivre ce message « Va plus loin que tu ne peux ». Exactement ce que Kazantzakis tenta de faire tout au long de sa vie.
Mais, avant de parler à la première personne, Kazantzakis commence par longuement faire revivre ses ancêtres. Ceux-ci, issus de deux forces antagonistes. Des pirates du côté paternel : « bédouins d’origine, fiers et têtus, n’épargnant ni femmes, ni jeunes, ni vieillards, ni le Christ, ni Mahomet ». Il en arrive à son père, le Capitan Michel, « taiseux, sanguin et détestant les prêtres ». Côté maternel, des ancêtres simples paysans, généreux et « marqués d’antiquité ».
Kazantzakis en vient alors à son enfance « marquée par ses cinq sens, les jeux mais aussi, les terreurs et la mort ». Suit un passage émouvant sur les « joies » de l’école communale, « rythmées aux coups de baguette » ! Il nous décrit ensuite ses voisins, dont « les Juifs que l’on nous montrait comme autant de Judas » ! Les tremblements de terre que les Crétois attribuaient au Minotaure mais surtout ses souvenirs de la guerre entre la Crète et la Turquie, épisode qui le marquera à vie. Kazantzakis nous explique ensuite, sa fascination pour l’histoire des Saints, « mais également pour les grands explorateurs, ou les Don Quichotte » ! Passage du jeune Nikos chez les père catholiques de Naxos, où nous allons découvrir comment ces derniers « vont essayer de dresser la petite chèvre crétoise orthodoxe » !
Nous en arrivons alors à l’heure de la Crète libérée des Ottomans. Elle rejoint le giron du prince George de Grèce en 1892. Mais, commencent pour Nikos « les années du malaise et des doutes adolescents ». Très beau passage sur « le premier amour volé à une jeune Irlandaise ». Puis, ses années estudiantines et solitaires à Athènes, suivies de quatre années de voyages à travers la Grèce. Retour en Crète, « la source ». Évocation aux couleurs passées. Redécouverte d’un pays alors authentique, rural avant l’arrivée « brutale » du tourisme de masse !
Kazantzakis nous raconte ensuite ce qui l’a poussé à écrire Le lys et le Serpent, sous la forme d’un journal intime, l’histoire passionnelle d’un jeune couple (lui et la « malheureuse Irlandaise », auquel le livre est dédicacé). Il nous explique alors qu’il a toujours été un être solitaire, jamais satisfait, mais toujours curieux. Sa découverte de « l’Italie qui a pris possession de mon âme et mon âme possession de l’Italie ». Retour à Athènes. Rencontre d’Angelos, jeune poète lyrique « que je n’ai jamais cessé d’aimer et d’estimer ». Leur voyage au mont Athos. Passage irrésistible décrivant des moines « de toutes les sortes » ! Retour à Athènes, mais lassitude de ses ivresses. Départ vers la solitude du désert. Plusieurs mois passés en Palestine sur les traces des tribus juives, du « terrible Jéhovah » et des Bédouins si hospitaliers, (ses ancêtres, côté paternel). Séjour à Paris durant les années de guerre sur lesquelles il ne s’étend pas, « n’étant pas vraiment porté sur la chronologie ».
Ses deux nouveaux compagnons « antagonistes » : Bergson et Nietzsche, « ce guerrier antéchrist couvert de sang ». Vienne, Berlin (on suppose entre les deux guerres ?), où il découvre le bouddhisme. Un Berlin qui regorge de Juifs fuyant les Pogroms, « souffrant du froid et de la faim, mais si fiers ». Une passion : Itka, jeune Juive marxiste qui lui fait partager le « socialisme en marche ». Fenêtre ouverte sur une nouvelle voie ? Oui : Moscou, où il rejoint Itka, invité en tant qu’intellectuel aux dix ans de la révolution des Soviets. Portrait de Staline après la mort de Lénine. Nous en arrivons alors à sa rencontre avec Panaït Istrati. Elle ravira les inconditionnels de ce dernier (dont je suis !). Moscou devenue « trop petite pour lui », retour à Berlin, via Vienne, « villes qui sentent déjà la fin du monde ».
Heureusement, un coup de dé l’envoie en Italie, afin d’organiser le rapatriement des Grecs du Caucase « pris en étaux entre les Russes et les Turcs ». Encore une belle aventure. Et à son retour en Grèce « la plus grande surprise de sa vie » l’attend, en la personne de Zorba. Plusieurs mois passés ensemble dans un petit village de Crète. Ceux que nous retrouverons dans son magnifique roman Zorba le Grec. Mais après « s’être battu avec les toutes les icônes », quel sera le dernier combat de Kazantzakis « après une vie bien remplie ? » Vie dont il nous épargne les détails, il vrai qu’il en est peu prolixe sur sa vie intime. Il préfère nous livrer ses « bouffées de rêves symboliques », aux ombres d’un Zorba dansant un Rebitiko endiablé !

Avant de nous quitter, Kazantzakis s’adresse au Greco et lui offre son Canto au Greco. Puis, il nous propose de choisir entre ces trois prières :
« Je suis un arc entre tes mains, Seigneur ; tends-moi afin que je ne pourrisse pas » ;
« Ne me tends pas trop Seigneur : je casserai » ;
Ou encore : « Tends-moi tant que tu veux, Seigneur et tant pis si je casse » !...


Dogan Yarici : Hodan



Dogan Yarici lisant un extrait de Hodan (en turc), à la librairie Lexikopoleio d’Athènes. Photo Patrick Schindler, 2023.

Né en 1967 à Beykoz (Istanbul), Doğan Yarıcı publie régulièrement, depuis 1993, des nouvelles, romans et de la poésie. Il a parallèlement travaillé pour le théâtre, la télévision et la communication. Il vit aujourd’hui en Grèce. Hodan est son treizième livre et le premier traduit en français.



Hodan (traduit du Turc et édité par Sylvain Cavaillès, éd Kontr) est l’histoire d’un enfant qui vit seul avec sa mère à la fin des années 30, dans une région montagneuse de l’Anatolie (Turquie).
Un jour, un homme frappe à leur porte. Hodan lui ouvre et le fait entrer « C’était un vieillard. Ou peut-être qu’il vieillissait à mesure qu’il parlait, comment savoir ? ». Ce dernier lui raconte des choses incroyables d’un temps reculé. Comment, par exemple, les montagnes de la région ont été formées par un homme d’une force titanesque. Hodan se met à rêver à ce merveilleux exploit.
Cet homme, serait-ce son père, Moustafa le roux ? Ce père qu’il n’a pas connu, qui n’était jamais revenu de la guerre et qui un jour, avait envoyé une lettre à sa mère, mais, « toute blanche ». Aussi allons-nous pénétrer dans l’intimité de la famille d’Hodan, marquée par le destin et maintenue sous l’influence de la maléfique sœur de Mustafa. Cette dernière forçant la mère d’Hodan à quitter le village. Et puis, c’est au tour de Hodan de partir. Emporté par un homme énigmatique qui le dépose au sommet de la montagne « où les arbres gardent les secrets et où la moindre pierre a une fonction », puis le laisse en compagnie d’un vieillard « qui ne parlait jamais » mais qui cependant, « lui apprit tout avant de mourir ». Aussi, Hodan continue sa route toujours plus avant, entre rêve et phantasme.
Dans la seconde partie du roman, plus réaliste, nous allons alors découvrir avec Hodan devenu adulte, la jeune Turquie en construction. Avec des petits retours en arrière très instructifs, nous racontant entre autres, l’exode des derniers Grecs en 1955 ; le Pogrom du quartier des Roumis et des non-musulmans. Puis, tout en progressant avec l’histoire personnelle d’Hodan, le coup d’État de mai 1960 ; le réveil de la conscience ouvrière ; la pendaison des militants révolutionnaires (les « Trois jeunes pousses », en 72) ou encore, le coup d’état de 1980.
Mais comment Hodan, l’ancien gamin paysan, solitaire, timide et lunaire traversera-t-il tout cela ? Quel sera son avenir dans cet univers changeant ? Gardera-t-il malgré tout, toujours au fond de lui, « son passé, tel un jardin secret » ? Hodan est un roman à double vitesse, nous a expliqué Dogan Yarici lors de sa présentation à la librairie Lexikopoleio d’Athènes. Avec une première partie très onirique et remplie de mythes et légende et une seconde accrochée au temps et aux événements qui marquèrent l’histoire moderne de la Turquie. Mais également, récit décliné sur trois rythmes utilisant trois dialectes de régions turques. Une belle réussite. Spécial coup de chapeau pour la prestation de son traducteur et éditeur, Sylvain Cavallès. Dogan Yarici nous a également indiqué ce soir-là que Hogan était le premier tome d’une trilogie qu’il est en train de finaliser. Sans tout dévoiler de l’origine du récit il nous a cependant indiqué que certains faits sont effectivement tirés de l’histoire de ses parents. Et il a surtout offert « aux lecteurs du Rat noir », cette belle dédicace spéciale en turc dans le texte :



Traduction en Français du message de Yacidi par Sylvain Cavailles : « Amitiés d’un héros qui n’a jamais courbé l’échine, transmise par son auteur »

Sir Henry H. Bashford : Augustus Carp



Dans sa préface d’Augustus Carp (éd. Phebus libretto, trad. Eric Wessberge), Anthony Burgess, grand amateur du roman « autobiographique » nous livre l’essentiel sur son auteur. Sir Henry Howarth Bashford était déjà un médecin britannique réputé, avant de devenir un des médecins de George VI.
Ce que nous raconte ensuite le préfacier, c’est la folle histoire de son livre, paru en 1924, puis réédité trente ans plus tard, sans plus de succès. C’est seulement lors de sa redécouverte de nos jours, qu’il fut considéré comme un « des petits joyaux de la Couronne ». Mais aussi comme une charge féroce contre la petite bourgeoisie anglaise de la première partie du XXème siècle. Si l’on en croit Augustus Carp, lui-même : « Un âge où toutes les règles de décence sont soit bafouées, soit menacées par des scènes de violence, de divorce, de jeune fille fumant des cigarettes ou se baignant en costume de bain une pièce » ! Bienvenue, donc, dans le carcan rétrograde et étouffant d’une famille de la bourgeoisie anglaise moyenne de province : celle des Carp.
Le père. Augustus aîné, fonctionnaire et bedeau à la voix puissante. Fort en gueule, grippe-sous, procédurier. Enclin, tout comme son petit rejeton, Augustus junior, à la goinfrerie, à l’embonpoint et aussi empoté que bigot et puritain. La mère, à présent. « Elle se présentait sous un jour qu’il eut été difficile de qualifier de beau. Véritable fantôme vivante, boniche servile reléguée dans son arrière-cuisine, quasi muette et que l’on ne sonne que pour servir ». Charmant ! Enfin, Augustus junior. Aussi, sinon plus, pleutre et puritain que son père ! Toujours un pet de travers, « uniquement instruit par les bibles et la vie des saints ». Être infecte, antisocial, mais sûr de son bon droit. Et cet inventaire à la Prévert n’est pas terminé car Augustus junior est également cafeteur, fouille-merde et très crâne. Passage hilarant où il se prend pour l’inventeur de « l’art de ricochets ». Durant toute son enfance et son adolescence (pour ne pas dire toute sa vie), adulé de ses parents, et ce, quoi qu’il fasse. Passant son temps à « intenter des procès à quiconque se met en travers de sa divine destinée » !
Evitons d’en dire plus car avec tous ces ingrédients réunis, il ne va pas sans nous allons nous délecter des aventures que va vivre un tel monstre d’égoïsme.
Juste pour le plaisir, l’évocation de ce passage absolument délicieux dans lequel Augustus fils et son ami Ezekiel, tous deux dignes représentants hallucinés de la ligue antialcoolique et antidramatique (contre les dangers sociaux engendrés par le théâtre et la danse), se rendent dans la loge d’une actrice. Scène qui va se terminer dans une cacophonie des plus délirantes. N’en révélons pas plus sinon le fait que cela faisait très longtemps que je n’avais pas autant ri en lisant un livre. De ces livres où l’on souhaite qu’il ne se termine jamais !
Le tout agrémenté de magnifiques caricatures dignes des meilleures de Honoré Daumier. Un régal.

Tchinguiz Aïtmatov : Les rêves de la louve



Tchinguiz Aïtmatov est né au Kirghiszistan en 1928. Il est le petit-fils d’un berger nomade et le fils d’un haut fonctionnaire exécuté en 1938, dans les Grandes Purges, alors que Tchinguiz n’a que 10 ans. Après des études à l’Institut agricole de Frounzé, aujourd’hui Bichkek, capitale du Kirghizistan, il travaille d’abord comme agronome puis journaliste. Il se consacre à la traduction d’écrivains russes en langue kirghize. Il entre en 1956, à l’Institut Gorki de Moscou. Des traductions en russe de ses nouvelles commencent à paraître dans des revues soviétiques. Elles décrivent la vie simple et difficile dans la jeune république socialiste kirghize. En 1963, il reçoit le prix Lénine pour son recueil Nouvelles des montagnes et des steppes. Dans les années 1980, il est l’un des écrivains les plus connus d’Union soviétique. En 1985, il devient conseiller de Mikhaïl Gorbatchev qui vient d’arriver au pouvoir. Empreints d’une profonde méditation sur le sens de la vie, les ouvrages de Tchinguiz Aïtmatov mettent également en scène de manière magistrale, l’Asie centrale de l’époque soviétique. Il meurt d’un malaise à 79 ans, lors d’un tournage d’une adaptation d’un de ses romans.



Magnifique roman que Les rêves de la louve (éd. Messidor, trad. du russe par Christine Zeytournian-Beloüs). Lors de sa parution en 1986 sous la présidence de Gorbatchev, il fit beaucoup parler de lui.
Nous prenons pied dans les steppes de la région Mujunkum (sud du Kazakhstan), en compagnie de la magnifique louve Akbara. Pleine, elle est tout à coup inquiétée par l’apparition subite d’un hélicoptère. Elle, pourtant meneuse de horde, cherche à se rassurer en se serrant contre son compagnon « à la force dévouée, infatigable et sûre ». Les saisons se succèdent dans un calme relatif (mis-à-part la surprise de croiser pour la première fois un humain perdu dans la steppe et que nous retrouverons plus loin). Akbara, après avoir mis bas offre à son compagnon, trois magnifiques petits louveteaux (deux mâles et une femelle qui lui ressemble). On assiste à l’apprentissage de ces derniers, arrivés à l’âge de chasser les saïgas (antilopes locales), à l’approche de leur premier hiver.
Magnifique passage évoquant la vie animale sauvage dans cet immense pays, « encore peu touché par la convoitise des hommes ». Equilibre bien précaire entre les différentes espèces qui la peuplent, interrompu par un raid d’hélicoptères, rabatteurs de saïgas. Une tout autre dimension, à l’échelle d’un massacre qui a pour objectif « de remplir les conditions du plan quinquennal de cette région éloignée de Moscou ».
Saïgas et loups (dont nos cinq nôtres) sont alors entraînés dans une course folle. Les louveteaux échapperont-ils à cette « abondante moisson de trophées obtenus à bon compte » ?
Pour l’heure, nous changeons de camps. Nous suivons alors, un camion de ramasseurs de bêtes mortes qui transporte six hommes. Dont cinq paumés alcooliques, sans foi ni loi. Episode d’un réalisme stupéfiant. Cependant, le sixième personnage de cette équipée, un journaliste venu dans la région enquêter sur le trafic de haschich dans la région est devenu leur prisonnier. Comment s’est-il retrouvé dans cette galère ? C’est ce que nous allons découvrir peu à peu. Parvenus à ce qui n’est que la première partie du roman, on est loin de se douter de l’épopée qui l’attend, dans une Russie d’avant la chute du mur. Dont nous allons découvrir des aspects insoupçonnés. En effet toute une série de flashbacks passionnants nous transporteront durant les années de la Révolution et de la contrerévolution en Géorgie. Ne nous seront épargnés, ni le thème de « l’impasse de la gestion des Sovkhozes », ni le conflit des générations, ni la critique de la « sacro-sainte » productivité des républiques socialistes. Roman, on ne peut mieux rythmé et captivant. Tant sur le plan historique que géologique et psychologique. Quand bien même, Tchinguiz Aïtmatov est souvent animé par une « conception mystique des choses, universelle et humaniste », elle a pour qualité de poser de vraies questions. Même si l’on n’adhère pas forcément aux réponses préconisées par l’auteur. Mais surtout, quelle fin !

Alexandre Ikonnikov : Dernières nouvelles du bourbier



Alexandre Ikonnikov est né en 1974 à Ourjoum, dans l’oblast de Kirov. Après des études d’allemand à l’université de Viatka, il enseigne les langues avant de devenir journaliste et traducteur à Kirov. Dans Dernières nouvelles du bourbier (éd. de l’Olivier), Antoine Volodine et Dominique Petit nous présentent la série des petites nouvelles d’Ikonnikov rassemblées dans ce recueil. Ceci ayant pour but de nous donner une idée de la vaste étendue des thèmes abordés et ce, en six mouvements.

Nous n’en donnerons qu’une présentation très succincte.
- Premier mouvement : « Russie, grande Russie » : Ne pas se fier au titre. En effet, dans la première nouvelle, une vachère alcoolisée, énervée contre son mari lui coupe la jambe à coups de hache. Mais que faire de la jambe ? / Dans la seconde, on se demande ce qu’est devenu le soldat Moukhine, disparu depuis plus d’un an, durant une manœuvre dans la steppe ? / Découvertes d’un président qui voulait voir de ses propres yeux « comment le peuple russe vit » / Comment faire, pour accueillir une « huile » du parti lorsque l’on est pris d’une envie pressante ? / Le secret d’un cuisinier pour tuer une mutinerie dans l’œuf / Histoire d’une brigade bien « vodkaïsée » / Pourquoi ne pas ajouter une nouvelle journée chômée aux 125, déjà existantes ? / Aliocha ou « la poisse » d’être un « vrai russe ».
- Deuxième mouvement : « Les voisins » : Bruits matinaux ordinaires dans un immeuble russe lambda / Ce qui se dit le matin dans la cour d’un bâtiment préfabriqué / Comment rabaisser leur caquet à sept vieillards radoteurs partageant le même immeuble ? / Comment étancher sa soif dans une petite ville russe où tout est déjà fermé ? / Histoire d’une Tzigane frigide / Rencontres de tous types sur un balcon collectif.
- Troisième mouvement : « Temps modernes » : Acheter une machine à la laver à sa femme, c’est bien, mais encore faut-il … / Comment s’en sortir lorsque la direction d’un district forestier doit présenter les résultats d’un concept incompréhensible ? / Comment un petit garçon fait à sa manière, le compte de ses heures de temps libre ? / Souvenir d’une nuit de garde d’un médecin ivre-mort ! / Le Coca-cola, la « boisson du progrès russe » ? / Récit « fascinant » d’un milicien invité dans une classe de dixième / Les soucis de Pouchkine, vendeur de bas de soie.
- Quatrième mouvement : « Village éternel » : Amour, sexe et mort à la campagne / Le mystère de la ruelle Verte de Riabovo / Les « pêcheurs de vodka » / Une journée de travail harassante au complexe d’Agronomie ! / Quel est le mieux : utiliser l’argent disponible du Sovkhose à payer les salaires ou bien, organiser une fête ? / Qu’est devenue la merveilleuse petite église du XIIIème siècle du village de Yar ? Pour quelles raisons, un individu abandonne-t-il son appartement en ville pour venir s’installer dans une maison décrépite aux abords d’un trou perdu de campagne ? / Berceuse : « dors mon petit ».
- Cinquième mouvement : « Histoires de vies » : Fiodor Ivallich et ses anecdotes autobiographiques / Un drôle de cadeau de Noël / Le milicien et le pope / Les attraits du nouveau prof / La pêche miraculeuse aux concombres salés / Désirs divergents / La vraie nature de Tante Klava, la gardienne de la vieille école.
- Sixième mouvement : « Dieu avec toi » : Igor et ses grands principes / Déboires de la mort / Le détecteur d’erreur « vivant » / Du danger à confondre psychothérapeute et psychopathologiste / Dernière paroles d’un accusé / Enfin : « Quoi qu’il t’arrive en Russie : que dieu soit avec toi » !

Petit guide désopilant de la vie quotidienne « en Russie désoviétisée ». A lire d’urgence !

Robert Merle : Malvil



Robert Merle est né en Algérie en 1908. Ancien élève des classes préparatoires (hypokhâgne et khâgne) au lycée Louis-le-Grand et titulaire d’une licence de philosophie, agrégé d’anglais, Robert Merle consacre sa thèse à Oscar Wilde. Il devient professeur, successivement, aux lycées de Bordeaux, Marseille, puis à Neuilly-sur-Seine, où il fait la connaissance de Jean-Paul Sartre, à l’époque professeur de philosophie. Mobilisé en 1939, Merle est agent de liaison avec les forces britanniques. Il est fait prisonnier à Dunkerque et témoigne de son expérience dans son roman Week-end à Zuydcoote. Il reste en captivité jusqu’en 1943. En 1944, il devient maître de conférences d’anglais à l’université de Rennes, puis professeur en 1949, dans plusieurs académies. Il se trouve à Nanterre en mai 68, qui lui inspire son roman Derrière la vitre. Il adhère au PCF en 1977, qu’il quittera après avoir critiqué l’invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique.



Emmanuel Comte, 40 ans, le héros de Malevil (éd. Folio), se souvient d’un de ses professeurs de l’Ecole Normale, amoureux de la madeleine de Proust. Mais, pour lui depuis, ce jour est bien lointain. En effet, il y a eu une grande cassure dans sa vie. Nous en saurons plus, plus loin.
Pour l’heure, sa mémoire ne lui revient que la nuit et, quand il est seul.
C’est ainsi qu’en de très plaisants flashbacks, il nous raconte son enfance. Passée au sein d’une famille campagnarde « entre un père taiseux, une mère médiocre, irascible et deux sœurs idiotes et gâtées. Autour de moi, tout était mou » ! Alors, un jour de 1948, âgé de douze ans, il craque et part chez son oncle vénéré, éleveur de chevaux. Il retrouve alors son petit monde secret. Le château abandonné de Malevil (datant du XIIIème siècle) où il partageait ses jeux avec sa petite bande de copains de l’école de Majelac.
On remonte alors, le temps à l’envers. 1970, Emmanuel a 34 ans. Tandis qu’il est devenu directeur de l’école de Malejac, survient alors un accident qui lui fait perdre et son oncle et ses parents. Cependant, il devient contre toute attente, l’héritier du domaine de son oncle. Et de ce fait, il quitte son poste à l’école étant en mesure d’acheter les ruines du château qu’il restaure.
Un jour de 1977, il tire le vin nouveau dans la cave du château, en compagnie de Melou, sa vieille gouvernante, son fils Momo, attardé mental de 44 ans, ainsi que ses trois anciens camarades de classes et Thomas, un gars de la ville venu faire une thèse sur les cailloux de la région et s’étant installé au château. C’est ce jour-là justement, que se produit une chose inimaginable, annonçant une grande catastrophe. Le thermomètre s’affole et atteint les 70 degrés. Et puis tout s’arrête. Grand silence.
Ainsi, commence l’aventure époustouflante de ces sept survivants, protégés grâce à une falaise qui surplombe le château, du feu nucléaire. Dès ce jour, ils vont se retrouver dans la situation « d’hominiens aux réflexes primitifs », au sein d’un monde où tout est mort alentour. Humains, faune, flore. Commencent à se poser à eux les questions fondamentales. D’abord comment, mais surtout, pour qui et pourquoi survivre ? Comment faire régner dans ce petit groupe un semblant de discipline et de justice ? Et si de plus, au fil du temps, d’autres survivants venaient à apparaitre ? Les problèmes ne se multiplieraient-ils pas alors ? Quid de l’organisation sociale, de la répartition des biens, de la sexualité ou de la religion ? C’est l’ensemble de ces éléments qui vont bâtir ce roman à forte puissance psychologique, philosophique et homérique. Ce qui multiplie le charme de la lecture, c’est l’interruption du récit d’Emmanuel le héros, par les considérations de Thomas qui le nuance par sa propre vision des choses.
Malevil, un roman d’anticipation qui malgré ses quarante ans, n’a pas pris une ride !

Elsa Morante : L’île d’Arturo



Elsa Morante est née en 1912, à Rome. Elle passe son enfance dans le quartier populaire du Testaccio. Fille d’une institutrice de confession juive et d’un père, employé des postes. Elle commence à écrire à 13 ans et décide cinq plus tard, de se consacrer à la littérature. Elle rencontre alors l’écrivain Alberto Moravia en 1936, avant de l’épouser en 1941 (le couple se séparera en 1962, sans jamais divorcer). Alberto Moravia étant accusé d’antifascisme, elle le suit dans son exil dans le sud du Latium, jusqu’à la fin de la guerre. A son contact, elle fait la connaissance d’un grand nombre d’écrivains et de penseurs italiens. Elle voyage en Espagne, en URSS, en Chine et, en 1960, aux États-Unis. A son retour en Italie, elle participe aux films de Pier Paolo Pasolini. Son roman La Storia, publié en 1974, devient un bestseller mondial, mais malade des suites d’une fracture du fémur, elle tente de se suicider en 1983. Elsa Morante meurt en 1985.



Arturo, le héros de L’île d’Arturo (éd. Folio) est né après la Première guerre mondiale dans l’île de Procida (archipel des Campaniens napolitains). Fils d’une mère âgée de moins de dix-huit ans, morte à sa naissance et d’un père d’origine italienne, né en Allemagne. De sa mère, seule chose qui lui reste : sa photo. Quant à son père : toujours en vadrouille.
Arturo est donc laissé au soin d’un valet qui ne le nourrit, durant ses jeunes années que de lait de chèvre. Il lui apprend à parler et à écrire, puisqu’il ne va pas à l’école. « La première chose dont Arturo fut fier dans sa vie, fut son prénom, le même que l’étoile éponyme. La seconde chose qu’il aimait : son île, un trésor, son village aux habitants revêches, taciturnes et renfermés et où les femmes toujours en noir vivent claquemurées avec leurs gosses ». Et puis il y a « la maison », un palazzo à deux étages à moitié délabré, à l’abandon mais qui pourtant, du temps de son grand-père, avait eu ses heures de gloire. Surtout du temps où un riche expéditionnaire amalfitain (Salerne) de passage, exubérant et misogyne, l’avait racheté aux moines. Il y organisait des fêtes pour guagliani (jeunes garçons débauchés), excluant toute présence féminine. Par transmission, Wilhelm, le père d’Arturo en est devenu propriétaire.
Lorsque ce dernier vient sur l’île, père et fils y vivent comme deux sauvages, « mangeant et s’habillant de peu ». Son père, un être solitaire, inaccessible est un grand et beau blond, mais peu bavard. Pourtant, Arturo le vénère comme un héros, comme un dieu.
A part le valet (son père adoptif), Arturo n’a pour seule amie que sa chienne. Mais grâce à son imagination fleurie et à son amour de la nature, il réussit à se créer un équilibre, aussi précaire soit-il, et à s’en satisfaire. Du moins, jusqu’à ce que plusieurs éléments fâcheux ne viennent troubler son petit monde. Mais, le pompon, c’est le jour où son père lui apprend qu’il s’est fiancé avec une jeune Napolitaine. Celle-ci, qui n’a que deux ans de plus qu’Arturo sera donc la première femme à pouvoir demeurer au Palazzo. Et, à partir de ce jour, la vie d’Arturo va basculer, tout d’abord imperceptiblement, et puis …

Thomas A Ravier : Hamlet Mother Fucker !



Thomas A. Ravier est un romancier et essayiste français né en 1970, à Paris. Il a publié de nombreux essais, plusieurs romans et collaboré avec La Nouvelle Revue française, L’Infini, La Revue des deux Mondes, Art Press, Le Magazine littéraire, Transfuge ou La Revue littéraire.



Le comédien Eliot Royer, le héros de Hamlet Mother Fucker (éd. Timbad), est le fils d’un boucher : tout le monde ne peut pas comme Shakespeare, être fils de gantier ! Il est catholique, ce qui aura son importance dans ce roman.
Mais surtout, ce dernier est crâne, il se trouve « assez beau gosse » et carrément macho. Bref, on se demande au début du roman, si l’on va coller au personnage !
Pour l’heure, il rejoint Scarlette, sa partenaire, à Biarritz. Le soir, ils doivent jouer, elle, Ophélie et lui, Hamlet, « un personnage qui attire les ennuis » ! Durant leur « répétition générale intime », il ne s’agit pas pour eux de « creuser leurs personnages, mais plutôt à les allonger » !
Le ton est donné. Il monte d’un cran lorsque Scarlette, fouillant dans le sac de voyage d’Eliot, y découvre un crâne humain. « Il faut bien rentrer dans son personnage », se justifie ce dernier.
La représentation de Biarritz est un succès. Afin de se ressourcer, Eliot, « qui déteste le monde factice du consommable », part se ressourcer tout d’abord à Glasgow, puis dans le fief de Shakespeare, à Stratford-upon-Avon.
Alors, l’atmosphère plutôt désuète du roman, prend un tout autre élan. Notre héros va se trouver sous la domination intellectuelle d’une femme plus que mûre, qui va l’initier aux messages cachés dans les pièces de Shakespeare. Son approche dramatique et son jeu sur scène vont en être bouleversés. Mais aussi remettre en question toute la vie d’Eliot et l’entrainer dans un tourbillon infernal.
Troublant.

Patrick Schindler, individuel FA Athènes

* Révolution terrestre : Mouvement de la Terre autour du Soleil (ndlr)













PAR : Patrick Schindler
individuel FA Athènes
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Pour un mois de février à ne pas mettre un rat dehors...
Le rat noir a fait au gui l’an neuf : merveille : son œuf mensuel.
Grèce. Un Rom de 16 ans tué par un policier pour un vol à 20 €
Pour finir l’année avec le rat noir
Commémoration du 17 novembre 1973, hier à Athènes
Ballade en novembre pour le rat noir
Finies les vendanges en octobre, le rat noir fomente en tonneau
"C’est en septembre que je m’endors sous l’olivier." rêve le rat noir
Coming août, voici le rat noir.
Le rat noir lit à l’ombre en juillet
Gay Pride Athènes 2022
En mai, le rat noir lit ce qui lui plaît.
En avril, le rat noir ne se découvre pas d’un livre.
Encore un peu du rat noir pour mars
Le rat noir de mars
Vite, le rat noir avant que mars attaque...
Février de cette année-là, avec le rat noir.
Une fin de janvier pour le rat noir
deux mille 22 v’là le rat noir
Le Rat Noir de décembre...
Un rat noir de fin novembre...
Début novembre, le rat noir est là
Octobre, nouveau message du rat noir
revoilà le rat en octobre
Le message du rat noir, fin septembre
La rentrée du rat noir
La fin août du rat noir
Mi-août, voilà le rat noir !
Le rat noir, du temps de Jules au temps d’Auguste
Le rat, à l’ombre des livres
Interview de Barbara Pascarel
Le rat noir, fin juin, toujours le museau dans les livres
Un bon juin, de bons livres, voilà le rat
On est encore en mai, le rat lit encore ce qui lui plait
En mai le rat lit ce qui lui plait
Fin avril, le rat noir s’est découvert au fil de la lecture
Un rat noir, mi-avril
Une nouvelle Casse-rôle sur le feu !
Qu’est Exarcheia devenue ?
V’là printemps et le rat noir en direct d’Athènes
Le rat noir de la librairie. Mois de mars ou mois d’arès ? Ni dieu ni maître nom de Zeus !!!
Librairie athénienne. un message du rat noir
Le rat noir de la librairie athénienne. Février de cette année-là.
Le rat noir d’Athènes mi-janvier 2021
Le rat noir de la bibliothèque nous offre un peu de poésie pour fêter l’année nouvelle...
Volage, le rat noir de la bibliothèque change d’herbage
Octobre... Tiens, le rat noir de la bibliothèque est de retour...
Le rat noir de la bibliothèque pense à nous avant de grandes vacances...
Maurice Rajsfus, une discrétion de pâquerette dans une peau de militant acharné
Juin copieux pour le rat noir de la bibliothèque.
Juin et le rat noir de la bibliothèque
Mai : Le rat noir de la bibliothèque
Séropositif.ves ou non : Attention, une épidémie peut en cacher une autre !
Mai bientôt là, le rat de la bibliothèque lira ce qui lui plaira
Toujours confiné, le rat de la bibliothèque a dévoré
Début de printemps, le rat noir de la bibliothèque a grignoté...
Ancien article Des « PD-anars » contre la normalisation gay !
mars, le rat noir de la bibliothèque est de retour
Janvier, voilà le rat noir de la bibliothèque...
Vert/Brun : un "Drôle de couple" en Autriche !
Ancien article : Stéphane S., le poète-philosophe libertaire au « Sang Graal »
Algérie : l’abstention comme arme contre le pouvoir
Décembre 2019 : Le rat noir de la bibliothèque
1er décembre, journée mondiale contre le sida : les jeunes de moins en moins sensibilisés sur la contamination
A Paris, bientôt de la police, partout, partout !
Les Bonnes de Jean Genet vues par Robyn Orlin
N° 1 du rat noir de la bibliothèque
En octobre et novembre le ML avait reçu, le ML avait aimé
Razzia sur la culture en Turquie
Ces GJ isolés qui en veulent aux homos !
Service national universel pour les jeunes : attention, danger !
Vers l’acceptation de la diversité des familles dans la loi ?
Une petite info venue de Grèce
Le philosophe à l’épreuve des faits
La Madeleine Proust, Une vie (deuxième tome : Ma drôle de guerre, 1939-1940)
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Les anarchistes, toujours contre le mur !
Le Berry aux enchères
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1

le 3 janvier 2024 13:52:32 par Jean-Michel D.

Merci et tous mes vœux également aux lecteurs du Rat noir.
Mais, toi, Patrick, tu seras toujours heureux avec ta boulimie de lecture qui m’impressionne ! Comment fais-tu ? Tu ne dois pas dormir !

2

le 3 janvier 2024 13:53:39 par Corinne Pasek

Que d’horizons variés, il y a de quoi hésiter avant de choisir, car je ne suis pas sûre que tout le monde a ta capacité de lecture !
Bravo...

3

le 3 janvier 2024 13:55:21 par Maxouille

Merci au Rat noir pour ses vœux

Merci au Rat noir pour ses vœux. Je lui souhaite également une merveilleuse année 2024 riche de fraternité et de paix.

Max

4

le 3 janvier 2024 14:00:19 par Philippe Bordet

Bravo pour ce Rat noir qui te permet de faire vivre et partager ta passion littéraire avec de plus en plus de monde,

Philippe

5

le 4 janvier 2024 14:12:05 par Florence Morisseau

Merci au Rat noir pour ce numéro de janvier. Parmi les titres que tu cites, j’ai remarqué Malevil de Robert Merle, que j’ai lu à l’époque avec grand plaisir, sans compter le film et sa fin plus heureuse. J’aimais beaucoup Robert Merle : Madrapour, Fortune de France…
Cela me donne envie de le relire !
Florence