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Dans un sale État
par Elefthéria le 23 juin 2024

Sortir de l’électoralisme !

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Changements
Quand cet article sera publié, la situation politique aura bien changé. J’écris cet article le 13 juin 2024. En effet la situation politique et sociale aura changé. Dans la forme et le fond. Mais sans que le système électoral, lui, ne change. Le mode et le fonctionnement de désignation seront les mêmes.




Enfermé dans un modèle ?
Apparemment pour certaines personnes, elles le sont. Éduquées, à penser la société, la pseudodémocratie que d’une seule façon. La seule voie possible étant le vote des élues et élus. Éduquées aussi à respecter ce modèle sous peine de sanction, en Belgique depuis 1893, par exemple, il est fait obligation de voter, dans le cas contraire une amende est requise. De plus, dans la formation et l’éducation, tout est fait pour préparer les futurs ‘’citoyens’’ et ‘’ citoyennes’’ à se plier au modèle hiérarchique. Donc choisir, une ou un mandaté au sein d’un modèle d’auto-organisation est passé sous silence, voire vivement présenté comme quelque chose d’utopique, voire relevant d’une utopie dangereuse. Pour les tenants de la hiérarchie et parasites politiciens, tout est fait pour clamer ‘’ hors du système démocratique électoral il n’y a pas de salut ‘’. Ceci est tellement logique, car les hiérarques profitent à plein de ce système de domination et auraient beaucoup à y perdre aussi bien sur le plan matériel, pécunier, et statut dans la société.

La peur de la liberté et de l’inconnu ?
Cela semble logique, tant par l’éducation dispensée et la culture. Rien ne prépare les individus à être autonomes. Ni à fonctionner en groupe sans hiérarchie. J’ai été éduqué ainsi.
Sauf que le fédéralisme libertaire n’est pas inconnu, l’autogestion non plus. Bien des lieux et des moments d’histoire ont fonctionné et fonctionnent sur ce principe ; par exemple : Commune de Paris 1871, Révolution espagnole 1936 1939, Chiapas actuellement. Tout le monde aspire à la liberté, la vraie liberté.
Bien évidemment de ceci, pas question d’en parler dans les médias, à l’école, au travail. Je ne peux que comprendre les personnes qui croient au modèle pseudodémocratique. J’ai ingurgité moi-même cette purée indigeste d’idées de prêt à penser et agi en adéquation avec ce que ce système me donnait comme simili modèle de liberté, égalité, fraternité, et ce pour mon plus grand malheur. Je suis sorti de cette prison de pensée, car comment faire quand vous avez été atteint dans votre corps et votre psychisme et de continuer à croire en l’efficacité et la bienveillance de ce système, la seule sortie était les pensées libertaires.

L’illusion du vote utile du vote barrage
Donc il faudrait voter pour éviter la peste ou le choléra ? Ceci n’est pas un choix, mais endurer une maladie pour une autre. Il n’y aurait donc que le choix entre la maladie qui nous paraît la moins douloureuse ? Ça confine au masochisme.
Donc pour avoir une évolution de société il faudrait se contenter de ces choix enfermant et ne permettant aucun dépassement, ni évolution ? De plus cela revient chaque fois à chaque élection. Si je prends les élections depuis 2002 c’est exactement ce qui se passe. Les droits du travail se sont rabougris pour devenir faméliques, la liberté, mise à mal avec les lois sécurité avec un espionnage de masses d’individus, la reconnaissance faciale, le racisme n’a pas disparu, la pauvreté non plus, la retraite qui passera bientôt aux oubliettes. L’inflation qui gonfle comme un ballon de baudruche.
Utile le vote ? Personnellement j’ai vu mon niveau de vie qui n’était pas fameux que se dégrader, même sous des gouvernements soit-disant de gauche. Mes libertés surveillées. Mon suivi santé devenir chaotique.
Pourtant, en 22 ans, des choses auraient pu être faites, des choses auraient pu être prévues. Mais non. Et si on étend la période à environ 150 ans, la misère a changé d’habits de formes, mais elle est toujours là, en bas de chez nous, bien visible par le biais des personnes qui survivent dans la rue. Ça motive n’est-ce pas le vote utile, le vote barrage, non ?




On n’a pas essayé !
Les candidates et les candidats ne sont pas des produits que l’on choisit sur une étagère dans un supermarché au prêt à penser. La consommation marchande de, la politique est nuisible.
Combien dans différents pays, on a choisi pour essayer en croyant vraiment que cela améliorerait le sort des démunis. Syriza en Grèce, une coalition de gauche et extrême gauche est élue en 2009 pour contrer la crise financière et s’opposer à la politique de rigueur financière du parlement européen. Puis en 2015 Syriza plie devant le parlement européen, en appliquant une politique drastique sur une population déjà plus que malmenée. Et ce n’est pas le seul exemple, tenez 1983 un gouvernement de gauche en France avec Mitterrand, et le tournant de la rigueur dont nous ne sommes pas sortis, tellement les mesures, les lois rabotent les nécessités sociales. À droite ? Pareil, le coup du barrage avec Macron, et ces mea culpa, ses conventions qui n’ont jamais abouti. Ces paroles de contritions sans effet.
On n’a pas essayé ? Le fascisme pourtant oui entre le 10 juillet 1940 et août 1944 et ce en France avec le concours des députés et sénateurs sauf 80. Puis les différents gouvernements de gauche, de droite qui se sont succédés depuis. Pour quel résultat? Des sdf, des personnes obligées à se nourrir auprès des banques alimentaires, les rabotages de la Sécurité sociale, les droits au chômage, les hôpitaux délabrés sans personnels, et maintes trahisons aux promesses, etc. On n’a pas essayé ?

Révolution
L’abstention est certes nécessaire, mais ne suffit pas en elle-même. Construire la révolution chaque jour, concrètement, vivre l’autogestion. Écrire, dessiner, chanter, débattre, s’opposer. Organiser des colloques, des rencontres, informer, partager les idées libertaires. Les modalités ne manquent pas ; chacune et chacun trouvant son mode d’action qui lui plaît. En finir avec les formes de société mortifères, décider pour nous-mêmes. Ne plus coopérer. Entrer en lutte dans la vie de tous les jours ! Ne rien lâcher. Ne jamais baisser les bras.
PAR : Elefthéria
Groupe Commune de Paris
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