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Anti-capitalisme
par Justhom le 29 mars 2020

La contagion des luttes est un impératif

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« La solidarité n’a pas de frontières. » Keeping-fight (1973)

Il est impératif de se donner les moyens pour lutter contre le virus Covid-19 pour éviter et limiter sa propagation et sa contagion dans le monde comme il est impératif que les travailleurs du monde se mobilisent, se solidarisent, s’unissent, se fédèrent pour développer les luttes et faire que la contagion de masse contre le système capitaliste devienne la réalité.
Tout comme pour la lutte contre la contagion du Covid-19 et sa propagation à l’échelle du pays et du monde, il est impératif que les travailleurs du monde prennent en mains les mouvements de révoltes qui voient le jour dans la quasi-totalité des pays. Afin qu’ils fassent que cette contagion nécessaire et émancipatrice se transforme en une véritable lutte de classe et inverse le rapport des forces. Pour que les peuples prennent leurs destinées à bras le corps et agissent pour que personne ne puisse décider à leur place et qu’ils se débarrassent de tous les éléments castrateurs et les requins que sont les politicards et le patronat.
En France, depuis bientôt deux années, les travailleurs, les retraités et le peuple sont dans la rue car ils sont confrontés à une attaque et une remise en cause sans précédent de toutes les conquêtes sociales que la classe ouvrière a acquises par sa lutte. Cette attaque ouvre et dégage la voie à tous les prédateurs (agioteurs, financiers, industriels, milliardaires…) qui pourront avec la complicité des politicards engranger des profits, des bénéfices monstres en toute « légalité » sic !
Face à la menace du coronavirus, le « chef de guerre » Macron tente d’obtenir de ceux qu’il manipule tous les jours une union sacrée pour que le peuple accepte ses décisions comme le recours au 49-3 pour faire passer la réforme des retraites. Dame, Le Covid-19 menace indistinctement toutes les classes (ministres, patrons, milliardaires et gens du peuple…).
Seulement, le mot retraite à un masculin « retrait » et le chef de guerre l’a utilisé le 16 mars à 20 heures lors de sa déclaration aux Français en annonçant qu’il mettait en retrait la réforme des retraites. Mais, il ne faut surtout pas nous leurrer, une fois la menace du coronavirus évacuée, l’autre menace autoritaire, violente et castratrices réapparaîtra.





Le capitalisme est aussi mortifère que le Covid-19. Face à ces deux adversaires fédérons la lutte de classe dans le monde

Dans le monde, les luttes contre l’exploitation, la misère, la pauvreté s’amplifient et sont récurrentes et sont partout accompagnées de violentes répressions de la part des politiques qu’ils soient de gauche, de droite ou d’extrême droite.
Au Chili, chaque vendredi plus de 50 000 personnes occupent la place centrale de la capitale. Depuis le 18 octobre l’instauration de « l’état d’urgence », ni le remaniement ministériel, pas plus que l’annonce d’une nouvelle constitution et les affrontements avec la police n’ont pas affecté le mouvement qui a le soutien de 70 % de la population.
En Colombie, depuis le 22 janvier un comité national de grève regroupant les organisations ouvrières, indigènes et étudiantes manifestent malgré les affrontements et la répression policière ont fait 1 mort. Ce comité national a contraint le gouvernement à ouvrir des négociations sur la base des 104 revendications, pour contre la flexibilité du travail et le recul de l’âge de la retraite même si ce même gouvernement déclare qu’une bonne partie des revendications sont inconstitutionnelles.
En Bolivie, Moralès le premier président à représenter les indigènes, a dû fuir suite à diverses manipulations électorales. Ses soutiens manifestent dans tout le pays et la répression s’abat sur eux. En décembre 2019 elle a fait 30 morts et 700 blessés.
Au Venezuela, le 24 janvier 2020 alors qu’une partie de la population fuit le pays, une autre partie continue d’affronter le pouvoir des chavistes. En 2019, on a compté plus de 16 000 manifestations et environ 70 tués par la police ou les milices.
Au Mexique, le 6 février, les étudiants en grève ont dû s’affronter avec la police, le 11 ce sont les enseignants ; à Oaxaca, ils étaient 2500 en grève.
En Argentine, depuis le 7 février les travailleurs des transports publics sont en lutte pour l’augmentation des salaires.
Au Brésil, depuis le 1er février les 20 000 travailleurs de la compagnie nationale Petrobras (plates-formes pétrolières et distribution) sont en grève illimitée contre le projet de privatisation du gouvernement Bolsonaro. Dans le sud du pays, la fermeture d’une usine d’engrais a entraîné un blocage total de l’usine. Les travailleurs s’opposent à son démantèlement et au transfert du matériel vers d’autres sites.
En Irak, la population est dressée contre le pouvoir, toutes confessions et milieux sociaux réunis. Cela va des révoltes ouvrières et paysannes dans la province de Bassorah à celles des habitants de Bagdad qui sont plongés dans des rivalités confessionnelles et politiques. Depuis octobre 2019, ces révoltes et actions sont quasiment permanentes. Elles regroupent souvent plus de 10 000 participants avec des blocages routiers et des attaques de bâtiments publics. Le changement de têtes au gouvernement n’a pas mis fin aux révoltes mais la répression a redoublé. Entre octobre 2019 et février 2020, elle avait assassiné plus de 500 Irakiens et fait 30 000 blessés.
Au Liban, depuis octobre 2019 les manifestations de masse et la répression ont fait plus de 500 blessés. Un changement de gouvernement n’a rien changé à la détermination du peuple qui veut un changement beaucoup plus radical. C’est ainsi que le 11 février une nouvelle manifestation avec blocages routiers et incendies de banques a laissé 200 blessés sur le terrain.
En Afrique du Sud, le 22 janvier, à l’usine Toyota de Durban qui emploie directement 6000 travailleurs une grève sauvage éclate. Elle avait pour cause le paiement d’une prime de productivité. Un jugement a ordonné la reprise du travail mais la grève continue. Le 24 janvier, Toyota licencie 3000 travailleurs, mais devant les risques d’extension du conflit et la solidarité des 90 000 travailleurs de l’automobile, Toyota doit conclure le 5 février un accord concernant la prime de productivité et la réintégration de la totalité des licenciés et annonce la création de 1 500 emplois.
Au Royaume-Uni, les grèves sont permanentes dans les chemins de fer pour refuser la présence d’une seule personne à bord des trains et dans les hôpitaux contre la sous-traitance et les restrictions de crédit. 75 travailleurs d’une usine de tapis sont à leur onzième semaine de grève pour de meilleurs salaires et des conditions de travail décentes.
En Ukraine, depuis le 4 février 2020, 14 mineurs d’une mine de charbon Kapitalpa de l’entreprise d’État Myrnodhradvuhillia, dans le Donezt, ont refusé de quitter le fond de la mine, pour obtenir le paiement de salaires arriérés. Ils ont été rejoints par sept autres mineurs de la troisième équipe.

L’Internationale...
Cette énumération n’est qu’un aperçu des luttes qui se déroulent à l’échelle internationale...
Comme on peut le constater, les luttes sont internationales, seule la solidarité internationale, la convergence des luttes entre les travailleurs pour mettre un terme à l’exploitation de l’homme par l’homme. Les luttes imposeront le blocage de l’économie mondiale source de richesse insolente pour les capitalistes. Elles inverseront le rapport des forces qui fera que le système capitaliste mondial sera vaincu, et qu’enfin les travailleurs et les peuples pourront devenir maîtres de leur destin.


PAR : Justhom
Groupe de Rouen
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