Arts et Spectacles > aux vagues d’un poète
Arts et Spectacles
par Evelyne Trân le 30 décembre 2019

aux vagues d’un poète

Lien permanent : https://monde-libertaire.net/index.php?articlen=4416

Carpe diem. Chute du paradis. Saviez vous que vous n’étiez qu’un animal, un animal qui enfante des rêves. Avez-vous déjà vu un singe ivre, rire aux éclats en pensant à un homme. Vous dîtes que les singes ne pensent pas parce que vous raccordez la pensée à l’action, au langage humain. Il vous faut prêcher votre supériorité mais sans d’autres interlocuteurs que vous mêmes, sans vos dieux, vous vous sentiriez bien désemparés. Avec votre humble cerveau, vous voudriez occuper l’espace des mers, des terres, des forêts, des astres mais quand vous n’auriez qu’un mot à dire qu’un objet à montrer, vous les jugeriez supérieurs parce qu’ils parleraient de l’homme. Et que serait la mer sans l’homme qui la parcourt et en jouit ? Vous n’y songez pas ! L’homme inconnu pour lui-même. Singe qui ne se pose pas la question mais qui d’un geste folâtre sur le miroir rêverait qu’il est un homme. Vous n’y songez pas.

La vérité est hilare, la vérité brille au soleil. Elle est pure sensation. Une histoire de lointain au dos d’une cuillère. Elle suit notre regard jusqu’au signe d’un bateau qui parait disparaître à l’horizon quand nous sommes à la fois le bateau qui parait se fondre dans la mer et dans le bateau. A la fois contenu et contenant, êtres submergés par l’émotion.

Pour un tout petit bout de papier au fond d’une bouteille, un homme visage ridé comme une pierre des cavernes a rendu toutes ses larmes. Il a compris que ses larmes comme la mer avaient lavé les mots et que le voyageur debout égratigné par son regard sur le papier, vaincu, devenait une offrande.

Quand un bout de papier qui a voyagé parlerait d’un homme qui a voulu traverser l’inconnu.
Ainsi le poète est plus attentif aux bouts de papier échoués sur le rivage qu’aux consignes rouillées des ordinateurs. Pourquoi, parce que les machines n’aiment pas l’eau, ni les larmes.
Pourquoi, parce qu’il a sa façon à lui le poète de s’extraire d’une sorte de nature qui rimaille par monts et par vaux à travers la fluidité de ses songes.
Mon dieu que la mer nous rêve encore !

Evelyne Trân




PAR : Evelyne Trân
SES ARTICLES RÉCENTS :
Et revoilà le brigadier !
L’essence d’un individu c’est son intimité
Le brigadier est de retour...
Je m’appelle Erik Satie, comme tout le monde
Et pendant ce temps Simone veille
Poètes ? Deux papiers...
A voir, deux spectacles au féminin
deux pièces (de théâtre) à visiter au 36, rue des Mathurins
du théâtre en ce début d’année : Saigon / Paris Aller Simple
Spectacles de résistance à découvrir au théâtre
SPECTACLES AU FEMININ A LA MANUFACTURE DES ABBESSES
Nouveaux coups paisibles du brigadier : BERLIN 33
Au théâtre : POINTS DE NON-RETOUR. QUAIS DE SEINE
théâtre : l’analphabète
Au théâtre "Change me"
c’est encore du théâtre : Killing robots
Théâtre : QUAIS DE SEINE
théâtre : Et là-haut les oiseaux
Théâtre : TANT QU’IL Y AURA DES COQUELICOTS...
théâtre : l’ingénu de Voltaire
théâtre : Les témoins
Théâtre : un sac de billes
théâtre : Pour un oui ou pour un non
Les coups paisibles du brigadier. Chroniques théâtrales de septembre 2019
Au bord du trottoir
Histoire d’un poète
au poète orgueilleux
La brodeuse
Dans quel monde vivons-nous ?
Portrait d’hybride
Tout va bien
La lutte
Page 57
théâtre : Sang négrier
Théâtre : CROCODILES -L’HISTOIRE VRAIE D’UN JEUNE EN EXIL
Théâtre : Europa (Esperanza)
Théâtre : Léo et Lui
théâtre : THIAROYE - POINT DE NON RETOUR
"Pas pleurer"
Réagir à cet article
Écrire un commentaire ...
Poster le commentaire
Annuler