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par Emission Trous Noirs le 18 décembre 2023

EMISSION Trous Noirs sur Radio Libertaire (tous les lundis, 16h-18h)

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18 décembre 2023
Liberthèmes
« La science est une chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls savants », est la phrase d’accueil du site Sciences critiques créé en février 2015, encore aujourd’hui seul site d’information et de réflexion critiques associant chercheurs, journalistes et passionnés des sciences.
Il offre des repères permettant de comprendre le « monde des sciences » à travers tribunes libres, enquêtes, dossiers, grands entretiens, débats publics...
Quelques questions abordées : La recherche scientifique répond-elle aux besoins de l’humanité ? Quelle est la responsabilité des scientifiques dans la « crise » sociale, politique, économique et écologique actuelle ? Les « experts » scientifiques ont-ils pris le pouvoir ? Les « progrès » scientifiques et techniques dépossèdent-ils les citoyens de leurs libertés fondamentales ?
Ses animateurs ont récemment décidé l’auto-édition de brochures reprenant des textes marquants publiés sur le site. Nous recevons un des créateurs de Sciences critiques, le journaliste scientifique Antony Laurent, qui nous présente les premières parutions de cette collection Les bonnes feuilles.
Il nous parle du déferlement technologique évoqué dans La technologisation de la vie : du mythe à la réalité et de La guerre des mondes dans laquelle s’affrontent partisans d’un monde vivant et artisans d’un monde-cyborg.
Il est essentiel de garder un esprit critique sur les innovations scientifiques et techniques : « Quand on me présente quelque chose comme un progrès, je me demande avant tout s’il nous rend plus humains ou moins humains. » (George Orwell).

25 décembre 2023
Rediffusion de l’émission du 21 mars 2022.
Tranches de vie
« Il est réunionnais jusqu’au bout des ongles, marseillais de toutes les couleurs, catalan du nord et du sud », « c’est un prince de l’art brut, l’art de la récup, l’art de la sincérité, l’art de l’intelligence », disent de lui des proches d’André Robèr, poète, artiste, écrivain, éditeur, militant anarchiste.
Son enfance sur l’île est celle d’un « pov’ yab », faite de misère, de faim, d’absence d’éducation. À 19 ans « lou kité la mèr pou rofé la tèr » : heureusement « l’art m’a permis d’estomper cette souffrance due au déracinement».
Avec son « allure de baba cool surmonté d’une crinière à la kanak », il fait de nombreuses rencontres qui accompagnent son engagement artistique, social et politique, car « I fo un paké d’rèv pou-viv » : « dans le militantisme politique, le seul qui peut aider est l’individualisme anarchiste qui donne à l’homme les moyens d’être, d’exister en tant que créateur ».
Il accompagne l’aventure de Radio Libertaire : « C’est dans ces studios que j’ai le plus appris sur l’art en recevant artistes, critiques d’art... ».
Dans « El Taller », son atelier actuel d’Ille sur Têt, près de Perpignan, il organise des festivals de poésie, tel « L’Illa dels poetes », des expositions, des fêtes où le créole, « langue bafouée, langue ignorée » reprend vie, stimulée par les odeurs de diverses épices et par le « Rhum arrangé » de ce « cuisinier fraternel et affectueux ». Dans ce lieu très accueillant, on peut s’initier au créole réunionnais en feuilletant de nombreux textes, en écoutant des CD, de ses Éditions K ’A.
André Robèr, « devenu rebelle par perception de l’injustice », a réussi à « être l’alchimiste de son existence ».

1er janvier 2024
Liberthèmes
Rediffusion de l’émission du 13 novembre 2023.
Nous recevons aujourd’hui Roland Nurier pour son film Yallah Gaza, en salle depuis le mercredi 8 novembre dernier. Yallah Gaza est son second film, après Le Char et l’Olivier (2018). Nul doute que le réalisateur aurait préféré une période plus sereine pour présenter son film.
Avec Le Char et l’Olivier, Roland Nurier s’employait à apporter un éclairage documenté sur l’histoire de la Palestine et à expliquer les origines d’une guerre qui dure depuis 75 ans. Apprendre du passé pour comprendre le présent ! C’est un peu la même devise qui l’incite à consacrer un film à Gaza. Car si l’enclave fait bien partie de la Palestine historique, elle s’en distingue par bien des singularités. Roland Nurier nous fait le portrait de ce territoire particulier, à rebours, ou plutôt à distance des clichés véhiculés par les médias dominants. Un éclairage nécessaire et utile en ces temps de pensée unique.
Historiens, journalistes ou chercheurs, comme Jean Pierre Filiu, Sylvain Cypel, Leila Seurat ou le Gazoui Gassan Wishah se succèdent pour rappeler les grandes dates de l’histoire de Gaza. Les activistes israéliens se relaient avec les Gazaouis pour dénoncer les conditions de vie qui sont faites à ce territoire sous blocus depuis 17 ans.
Roland Nurier n’a pas été autorisé à se rendre à Gaza, mais il a pu compter sur l’appui de Iyad Alasttal, réalisateur gazaoui - auteur des Gaza Stories visibles sur internet -, qui a pris en charge les tournages réalisés dans l’enclave. Yallah Gaza montre une population vivante, cultivée, bien éloignée de l’image de terroristes assoiffés de sang véhiculée par des médias qui s’interdisent de réfléchir.
Dans cette émission, enregistrée vendredi 10 novembre, Roland Nurier évoque avec émotion les nombreux personnages qui apparaissent dans son film, et dont il est parfois sans nouvelle depuis plusieurs jours. Agriculteurs, pêcheurs, enseignants ou danseurs de Dabké vivent une vie presque normale où la guerre s’invite sans crier gare : explosion dans une ruelle brutalement envahie de poussière. Des participants aux marches du retour (2018) se font tirer par les snipers de l’armée de défense israélienne avec des balles explosives, munitions interdites, crimes de guerre... On retrouve ces mêmes jeunes gens, amputés d’un membre, sans même une prothèse. Ils jouent au foot, appuyés sur une béquille, ou se jettent à l’eau du haut d’un rocher.
À Gaza, on sait depuis longtemps, comme le disent tour à tour les protagonistes du film, que « Les droits ne sont pas donnés. Ils s’acquièrent par la lutte ».
PAR : Emission Trous Noirs
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